On a cru que c’est parce que la Droite et la Gauche sont devenues de grands rivaux après les Présidentielles que ils ne se parlaient plus. Malgré le radicalisme créé par les débats qui replacent la Droite dans ses actions, ce n’était pas à une révolution marxiste que se préparait les députés de Gauche. En effet, les sénateurs revendiquent des droits et la Gauche a sa propre conception de la France.
François Fillon a maintenant tort de dire que la Gauche ne veut pas « moderniser la France », car elle a fait un pas remarquable avec la réforme des Institutions. Une réforme qui leur va bien, avec la proposition du partage des utilisations médiatiques de la majorité et l’opposition, mais ne commençons pas à complimenter les déplacements de la Gauche pour une idée. La Gauche n’a proposé que pendant la première année du quinquennat sarkozyste, des « réformes d’opposition ».
Dans cette réforme des Institutions, la Gauche dénonce des insuffisances et des « incohérences ».
Le vote des français résidant à l’étranger pour les élections locales est une proposition de la Gauche qu’on pourrait qualifier de « complétive » avec la phrase de Nicolas Sarkozy, au forum tuniso-français: « Les ressortissants français peuvent aussi voter leurs députés. ». Mais une proposition logique, car si les étrangers français votent aux élections présidentielles, pourquoi ne voteraient-ils pas aux élections locales ?
L’« incohérence » est le mécontentement contre la venue du Président au Parlement. Alors, ce mécontentement peut être justifié par la rhétorique un peu « facile » de Nicolas Sarkozy ( Lire Les Mots de Nicolas Sarkozy ). Il est vrai que je suis conscient de la rhétorique du Président, mais il est vrai que je suis aussi conscient du danger que ça porte atteinte à la Gauche. Si Nicolas Sarkozy vient à l’Aseemblée Nationale pour défendre une idée, l’opposition sera inexistante par la figure de style de la « question acquiescée ». Bonne chance pour eux.
De ces deux réformes que j’ai cité, ce sont les deux que je peux considérer les plus à remettre en question ( pas qu’elle, bien sûr), et je ne pense pas que François Hollande peut dire à Jean-François Coppé: « La rhétorique de votre Président est chiante pour mon Parti. ».
Après la réforme des Institutions, les prochains débats seront sur le Grenelle de l’Environnement et le Rapport Attali.




No Comments
Leave a Comment
trackback address