Avant de faire un bilan complet de la semaine de SARKOZY, parlons d’abord de la réforme qui fait le contre sens dans les objectifs du Gouvernement: le service minimum scolaire.
Xavier DARCOS l’avait imposé dans les collectivités territoriales ( Loi de décentralisation ), et à titre facultatif. Cette réforme devait « marcher » et « moderniser » le système scolaire.
Étant donné que le Parti Socialiste avait gagné au élections municipales, le service minimum n’a pas été fait dans leurs communes et de plus, 3 000 communes sur 30 000 communes UMP l’avaient instauré dans les leurs ( Chiffre de la grève du Jeudi 15 Mai 2008 ).
Pour Nicolas SARKOZY, ce sont des chiffres infidèles aux statistiques prévues: donc, allocution. Une allocution où on apprend que, pour les collectivités territoriales, le service minimum scolaire devient obligatoire et que l’État payerait la réforme. Une partie du PIB sera donc dépensé pour le service minimum scolaire.
Cette arrête présidentiel montre, à nouveau, la mobilisation du PS contre SARKOZY. Un scénario qui ressemble à l’adoption de l’amendement CHASAIGNE: un second moyen de faire adopter la réforme en mobilisant le maximum de député après des croyances à la réussite du projet, la comité mixte paritaire.
La bataille sur l’application du « premier » service minimum a été gagnée par les socialistes, le « second » service minimum a été gagné par le Gouvernement grâce à une « modification » de la réforme.
Toutefois, le Gouvernement affaiblit son PIB dans la réforme, car il devient le « responsable » de la réforme par la cause de la décentralisation. Cette bataille est donc une « victoire arrangée » puisqu’il ne donne plus le choix aux communes PS, mais les dépenses viennent du Gouvernement.
À la base, la réforme donnait le choix aux collectivités. Là, elle n’en donne aucun: toujours par la cause des statistiques faibles provoquées par le non-exercice du PS.
Conclusion la France prend l’allure de « commune nationale » en payant ce que devaient payer les collectivités territoriales. La victoire aux municipales du PS prouve que la cohabitation existe belle et bien entre le PS et l’UMP. Les communes PS ont fait du service minimum un enjeu national par le non-exercice de la réforme.
La deuxième morale qu’on a dans ce combat PS-UMP qui vient important, c’est que la majorité doit pousser à chaque fois un petit peu plus pour réussir à adopter un projet.




One Reply
[...] Si la semaine devait être résumée en un mot, ce serait « manque ». Ce « manque » est un manque de mobilisation de l’UMP. Ce mot évoque le « couac » des OGM et celui du service minimum scolaire. [...]
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